Pierre Auguste Renoir est né
à limoges le 25 Février 1841, d'une famille
d'artisans. Il a quatre ans lorsque
son père modeste tailleur de pierres s'intalle a
Paris. dans l'espoir d'y améliorer sa situation.Lorsque que
Pierre Auguste atteint l'âge de 14 ans on l'envoie chez un
décorateur de porcelaine en raison de ses dispositions
artistiques. il suit des cours de dessins le soir.. en 1858
il abandonne la porcelaine pour s'adonner à la
peinture sur éventails et sur
tissu. Il y
fait preuve d'une surprenante rapidité
d'éxécution. Il parvient à mettre de
côté quelques économies, il s'inscrit en 1862
à l'école des Beaux Arts, et entre dans l'Atelier de
Gleyre. Il fait alors la connaissance d'autres jeunes
élèves : comme Monet, Bazille, Sisley dont il gardera
une amitié sincère jusqu'à la fin de sa vie.
En 1863, il partage son temps entre le Louvre où il fait de
nombreuses copies d'ancien et la forêt de fontainebleau
où il peint en plein air.Il y rencontre Diaz, le vieux
maître de Barbizon, qui lui apprend
l'amour de la nature et le maniement
des couleurs.
Pierre Auguste, a souvent a faire
face a des difficultés financières, mais
l'artiste vit ses expériences avec philosophie. Il est
reçu au Salon, mais le plus souvent l'accès lui est
refusé en raison de sa sympathie trop vive pour des
idées modernes. Courbet, l'idole de Renoir est tenu pour un
révolutionnaire et un corrupteur de la bonne
peinture. Hors sans exposer au Salon, il est difficile
de vendre des tableaux. Bazille qui appartient a une famille
aisée, l'accueil à l'atelier et l'aide. En 1868 la "
LISE " est acceptée au Salon où elle obtient un
certain succès.
Un événement qui marque
l'introduction de Renoir dans le milieu artistique de Paris.
Il fréquente assidûment
le petit groupe au Café Guerbois. Il y retrouve Degas,
Bazille, Sisley, Monet, Pissaro, Cézanne, Fantin Latour, le
photographe Nadar et aussi des écrivains comme Astruc,
Duranty, Zola. c'est au cours de ses rencontres que peu à
peu prends corps l'idée d'une exposition de groupe. Mais,
cette exposition sera retardée en raison de la guerre de
1870, des divergences de point de vue entre les peintres, enfin par
des difficultés d'ordre économiques.
Ce n'est qu'en 1874, et grâce a
l'enthousiasme de Renoir que l'exposition se tiendra dans les
salles du photographe Nadar. Le scandale est énorme, le
public ricanne, s'indigne , condamne, mais , l'exposition obtient
un succès indiscutable de publicité.
Elle fait connaître les
recherches de ces peintres si souvent rejetés ou
exposés en parents pauvres des coins obscurs des Salons
Officiels.Celles qui suivent en 1876, 1877, 1879(
Renoir ne participera pas à celles de 1880 et 1886 par suite
de mésentente avec Degas),
Le cercle des tenants de
l'impressionnisme s'affirme peu à peu. Le marchand de
tableaux Durand -Ruel, est le seul pendant de longues années
à croire au nouveau groupe. Au cours de ces années
Renoir sera plus proche de Monet, avec lequel il va peindre souvent
aux environs de Paris, le long de la Seine.
Petit à petit il voyage
à travers la France, pour voir des amis ainsi que sa
Famille, et trouver des endroits propices à la
lumière pour inspirer ses pinceaux. Aux environs de 1880, il
s'éprend d'un de ses modèles, Aline Charigot, qui
deviendra sa femme.
En 1881, il part pour l'Italie
où il découvre Raphaël et les fresques de
pompéi qui produiront sur Lui une vive impression et
contribueront à l'évolution de son style.
Renoir est désormais reconnu, il jouit d'un certain
bien-être. Toutefois l'impressionnisme n'est pas bien
compris, le public boude ce nouveau style, et c'est ce qui explique
la lutte serrée que le peintre mènera pour faire
accepter en 1894 par l'Etat Français la donation de la
collection Caillebotte, un de ses amis dont il est
l'éxécuteur testamentaire. Finalement cet ensemble
exceptionnel est accepté trois ans plus tard amputé
de certaines oeuvres jugées trop osées parmi
lesquelles plusieurs toiles de Pissaro de Monet et de
Sisley.
A cette époque Renoir commence
à subir les premières atteintes de rhumatismes qui l'
handicaperont jusqu'à la fin de sa vie.
Il va de plus en plus dans le midi,
il passe l'hiver de 1899 à Cagnes et s'y fixe
définitivement en 1905. En 1912, le mal progresse il
est obligé de peindre avec les pinceaux
attachés aux mains.
Mais, il en faut plus que cela pour
que cette infirmité paralyse son enthousiasme ; son
élan créateur et son dynamisme demeurant
inchangés. En 1919 il a la joie d'aller pour la
dernière fois au Louvre, où ses tableaux voisinnent
à côté de ceux des maîtres qu'il a tant
aimé toute sa vie.
Il meurt à Cagnes le 3
Décembre de la même année.