Qui a peint ce tableau ?
Gustave Caillebotte naquit en 1848 dans une famille aisée qui batit sa fortune dans les textiles puis dans les biens immobiliers à l'occasion du redéveloppement du Paris du Baron Haussmann.
Ingénieur de profession, mais aussi ancien élève de l'Ecole des Beaux Arts de Paris, où il fut l'élève de léon Bonnat. Il rencontra Edgar Degas, claude Monet et Pierre Auguste Renoir,dès 1874 il les aida à organiser la première exposition des impressionnistes à Paris.
En 1875, il souhaite faire ses débuts en tant que peintre, il soumet une oeuvre au Salon Officielle qui fut refusée, ce qui l'incita à exposer, soutenu par Renoir dans un cadre plus favorable, la deuxième exposition du groupe des impressionnistes. En 1876, ses oeuvres et en particulier " Les raboteurs de Parquet" y furent remarquées et appréciées. Il participera dès lors aux expositions des Impressionnistes. Riche et généreux, Caillebotte aidera financièrement tout au long de sa vie ses amis impressionnistes en leur achetant leurs oeuvres à des prix élévés et en supportant les frais de leurs expositions.
Caillebotte peignit 500 toiles dans un style plus réaliste que celui de ses amis. Il s'illustrera particulièrement dans ses vues des rues de Paris faites depuis des balcons élévés, dans ses paysages naturels de jardins et de parcs, et, dans des scènes nautiques ( Sur la Seine à Argenteuil et la Yerres).
Si ses motifs ont souvent des thèmes " Bourgeois " son souci du détail, ses notes colorées, et son rendu de la lumière font bien de lui un grand peintre impressionniste à l'oeuvre originale.
A partir de 1876, il commence à collectionner les peintures de ses amis peintres, et se montre très généreux sur les prix auxquels il acquiert ses oeuvres. Il leur fut d'un réel soutien, et entre ainsi par exemple en possession de " Coin d'appartement de Claude Monet ", ou du " Bal du Moulin de la Galette" d'Auguste Renoir. Il achète aussi des tableaux à Paul Cézanne, à Edgar Degas, à Edouard Manet et à Camille Pissaro.
Son activité de collectionneur s'est aussi étendue à la philatélie, dont il est un adepte assidu. C'est à ce titre qu'il a été l'un des fondateurs, avec le DocteurJacques Legrand et Arthur de Rothschild de la Société Française de Timbrologie, le 14 Juin 1875.
Sa passion pour le yachting n'a cessé de croître. Sous l'influence de Monet, il emménage au petit Genevilliers . Régatier, il se passionne pour la vitesse et cherche à perfectionner ses bateaux. Architecte naval il construisit des prototypes de voiliers, aux multiples innovations(Voile en soie, lest extérieur, coques aérodynamiques....), qui lui permirent de remporter des titres internationaux.Son "Rotsbeef" est un des plus connus de ses bateaux.
Selon son testament, il lègue a sa mort soixante sept tableaux impressionnistes de sa collection personnelle à l'Etat, qui n'en aceeptera finalement que trente huit, après deux ans de négociations menées par Renoir, exécuteur testamentaire de Caillebotte, et de violentes polémiques. L'Académie des Beaux Arts protesta officiellement contre l'entrée de ces tableaux au musée du Luxembourg, en qualifiant l'événement d'"offense à la dignité de notre école".
La maison et le parc qu'il possédait à Yerres (essonne),en bordure de la rivière, sont aujourd'hui propriété communale et le parc est ouvert au public. C'est là qu'il a peint certaines scènes de périssoires.
Le Conseil d'Etat autorisera les Musées Nationaux, en 1896, à sélectionner dans son legs les toiles dignes de figurer au musée du Luxembourg. Ceux-ci refusèrent vingt -sept tableaux..
Septs pastels de Degas, huit Monet, six Renoir, sept Pissaro, cinq Sisley, deux Cézanne et deux Caillebotte, joints au legs par Martial Caillebotte après la mort de son frère . Ils seront présentés dans une annexe du Musée du Luxembourg en 1907.
L'exposition suscitera de violents remous et provoquera un scandale politique à l'instigation de Gérôme et des sept de ses collègues, membres de l'Institut. Le Sénat sera ainsi saisi de l'affaire.
Longtemps plus reconnu comme mécène que comme peintre d'importance, Gustave Caillebotte a commencé à être redécouvert dans les années 1970.
Certaines de ses oeuvres se trouvent maintenant au musée d'Orsay à Paris.
Degas naquit à Paris le 19 Juillet 1834, Edgard Hilaire Germain de Gas est son véritable nom, qu'il utilisera jusqu'à 40 ans. En 1873, il se mit à signer Degas et ne changera plus. Son Père directeur de banque avait reçu une éducation raffinée et s'intéressait vivement à tout ce qui touchait aux arts, et, en particulier à la musique.
Son père avait épousé une jeune créole de la Nouvelle Orléans, Edgar n'avait que treize ans lorsqu'elle mourut. L'éducation artistique de l'adolescent fut surtout faite par son père. En effet, Auguste de Gas emmenait souvent son fils dans les musées. Quand Edgar eu dix huit ans, il lui permit d'abandonner le droit, et, d'installer un atelier dans leur appartement. A dix neuf ans, Degas exécute des copies très fines de dessins et de tableaux qu'il étudie au Louvre, en particulier au Cabinet des Estampes.
Dans ses carnets de l'époque figurent à côté d'autoportraits déjà plein de sensibilité, nombre de feuillets inspirés par Ingres et des maîtres de la renaissance.
En 1854, le jeune homme éffectue son premier voyage en Italie. Il se rend à Naples pour voir son grand père paternel qui y habite encore. Il retourne en Italie une deuxième fois en 1856 et s'arrête à Florence chez son oncle Belleli ( sa tante la Baronne Belleli, née Laure de Gas était la soeur de son Père.
Mais, le voyage le plus fécond pour sa formation artistique est celui de 1858 au cours duquel il séjourne à Rome mais encore à Viterbe et Orvieto où il éxécute divers dessins des fresques de Luca Signorelli.
En 1865, il peint surtout des sujets historiques. La série s'achevera avec " Les malheurs de la Ville d'Orléans", qu'il exposera au Salon de 1865. Entre temps, il se lie avec Manet, et celui-ci le présente au peintres impressionnistes du Café Guerbois( près de la place de Clichy. ) .Degas eut l'occasion d'y connaître des écrivains comme Zola et Duranty.Des peintres comme Cézanne, Renoir, Sisley, Monet et Pissaro. Les discussions qui s'y déroulaient avec la plus vive animation, en particulier le jeudi jour de la réunion du groupe.
En 1872, Degas se met à fréquenter les coulisses de l'Opéra, où il rencontre un mucisien de l'orchestre, Désiré Dehau, qu'il peignit plusieurs fois dans différentes toiles inspirées du théâtre. L'école de ballet, dont la salle avait été endommagée pendant la guerre, se tenait alors rue Le peletier. Ce fut le sujet de son premier tableau :" Le Foyer de la Danse"" d'Octobre 1872 au mois d'Avril 1873. Degas séjourne à la Nouvelle Orléans chez son oncle Musson.. De retour à Paris, il reprend les réunions habituelles avec ses amis et participe à la première des expositions impressionnistes.
D'un tempéramenrt irascible Degas vécut mal la ruine de sa famille en 1878, et, devenant lentement aveugle, il sombra dans la misanthropie, se consacrant de plus en plus à la sculpture, à laquelle il avait commencé à s'intéresser bien des années auparavant.
En 1881, Degas modèle sa première figure en cire, la jeune danseuse de quatorze ans, qu'il habille d'un véritable tutu de tulle, avec corset et chaussons de satin.
Pendant son service militaire, Degas s'était plein de troubles de la vue, c'est ce qu'il l'incita à se consacrer au pastel, à la gravure et au modelage.
Mais, en dépit de ses maux, il s'oriente vers des expériences des plus complexes ; durant ses dernières années, il alterne même d'autres techniques, comme le monotype, la peinture à l'essence de térébenthine, la cire, la détrempe.
En 1886, il se rend encore une fois à Naples, après un court séjour en Espagne(où il retourna une autre fois avec Boldini en 1889).
Au Havre et à Dieppe de la même année, il participe à la huitième et dernière expositon des impressionnistes, il expose suite de nus de femmes se baignant, se lavant, se peignant, ou se faisant peigner. L'année suivante, il va voir les oeuvres d'Ingres à Montauban, il est presque aveugle. Il entreprend alors de collectionner certaines oeuvres du maître, ainsi que des toiles de Delacroix et Courbet. Il les transporte dans sa dernière retraite à Saint Valèry sur Somme. C'est là qu'il finit ses jours dans une solitude telle que nous ne savons presque rien de ses dernières années. Lorsqu'il meurt le 27 Décembre 1917, l'Europe bouleversée par une immense tragédie, est en proie à des problèmes plus angoissants qui relèguent l'art au second plan.